dimanche 16 août 2026

Des chercheurs américains misent sur les semences hybrides de blé

 

Les semences hybrides, offrent un rendement supérieur même en conditions difficiles comme la sécheresse. Par exemple, le rendement moyen du maïs aux États-Unis est passé d'environ 1.7 T par ha dans les années 1930 à 11 tonnes en 2025. Créer des semences de blé hybride n'est pas simple. Les semences et les plants du blé sont beaucoup plus petits que ceux du maïs et possèdent un patrimoine génétique plus complexe, ce qui rend les efforts d'hybridation coûteux pour les entreprises, tant au niveau du développement que de la commercialisation. Leur prix est double aux prix des conventionnelles et on ne peut pas les ressemer. Les récents progrès scientifiques en matière de séquençage de l'ADN ont permis de réduire les coûts pour les sélectionneurs, entraînant un essor considérable de la recherche et de la commercialisation. Les entreprises semencières Syngenta et Corteva investissent massivement aux États-Unis, prévoyant des retombées économiques de plusieurs milliards de dollars à terme. Chuck Magro, PDG de Corteva, affirme que l'entreprise a « trouvé la solution » et que son blé d'hiver rouge dur hybride, utilisé pour la fabrication du pain, peut augmenter


les rendements agricoles de 20 %. Corteva prévoit de commercialiser ces semences aux États-Unis en 2027. Syngenta, le groupe suisse de produits agrochimiques et de semences appartenant à Sinochem, entreprise publique chinoise, vend depuis 2023 des semences de blé de printemps hybride aux agriculteurs des Grandes Plaines du Nord, couvrant une superficie de 500 à 600 ha en 2025. Cela ne représente toutefois qu'une fraction des 18 millions d’ha de blé semés chaque année aux États-Unis. Mais il est difficile de savoir si les agriculteurs seront prêts à payer pour des semences hybrides. Article à consulter

mercredi 22 juillet 2026

Quelles seront les transformations (souhaitées du système alimentaire mondial) dans les années à venir ?

 Les systèmes alimentaires contribuent fortement au dépassement des limites et une alimentation de mauvaise qualité constitue un facteur majeur de mortalité à l'échelle mondiale. La croissance démographique et l'augmentation des revenus projetées pourraient aggraver les défis. Cependant, l’ampleur et la répartition des impacts de cette transformation sur l'agriculture restent encore mal connues. Nous montrons ici que, d'ici 2050, la transformation des systèmes alimentaires vers une alimentation saine, une productivité accrue et une réduction de moitié du gaspillage alimentaire entraînent une restructuration fondamentale de l'agriculture mondiale.
La coordination de la modélisation de ce travail a été financée par la Fondation Bill et Melinda Gates par le biais d'une subvention à Cornell et au Cornell Atkinson Center for Sustainability.
Les systèmes alimentaires sont aujourd'hui responsables d'environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ainsi que d'une importante consommation d'eau et du ruissellement d'engrais. Dans le cadre d'une transition écologique, les émissions agricoles diminuent fortement – ​​d'environ un tiers par rapport aux tendances actuelles – principalement grâce au déclin de l'élevage, en particulier celui des bovins, grands émetteurs de méthane. 

Le régime alimentaire sain modélisé par l'équipe de recherche est basé sur les recommandations de la Commission EAT-Lancet de 2025. Il préconise une réduction de la consommation de viande rouge et de sucre et une augmentation de celle de légumes, de fruits, de noix et de légumineuses.
Avec moins d'animaux à nourrir, la demande de cultures comme le maïs et le soja diminue. De vastes étendues de pâturages deviennent superflues. Et l'économie agricole, longtemps centrée sur l'élevage, amorce une réorientation.
La consommation d'eau et l'utilisation d'engrais sont également inférieures aux prévisions habituelles, ce qui allège la pression sur des écosystèmes déjà mis à rude épreuve
Les communautés rurales dont l'économie repose sur l'élevage bovin, la production laitière ou les cultures fourragères pourraient être confrontées à des transitions difficiles. Article à voir 

mardi 23 juin 2026

Comment l’IA permet l’intelligence agricole et révolutionne l’agriculture

 L’agriculture est clairement entrée dans une nouvelle ère – une ère où les agriculteurs exploitent les données et l’IA pour rendre l’agriculture plus productive et leurs entreprises plus durables.
L’intelligence agricole a un effet aussi transformateur sur l’agriculture que le tracteur l’a autrefois fait, et avec les progrès continus et le soutien à l’innovation, les agriculteurs non seulement affronteront les défis actuels, mais prospéreront pour les générations à venir.
Lorsque les agriculteurs prospèrent, leurs communautés locales prospèrent aussi. Chaque euro dépensé dans l’innovation agricole se répercute, soutenant les entreprises du secteur et améliorant les opportunités pour les générations futures.
Qu’il s’agisse de grandes exploitations commerciales ou de petites exploitations agricoles, l’intelligence agricole permet aux agriculteurs d’utiliser leur expertise approfondie pour prendre des décisions plus intelligentes qui augmentent les rendements agricoles, améliorent la durabilité et stimulent la rentabilité.

L’analyse de données détaillées, telles que les conditions météorologiques et les conditions du sol, simplifie les décisions clés comme la sélection des variétés. Ce que beaucoup ignorent, c’est que les agriculteurs d’aujourd’hui peuvent choisir parmi des centaines de variétés dans chaque culture – des variétés qui résistent mieux au vent ou à la sécheresse, des variétés adaptées à différents types de sols, ou des hybrides optimisés pour des climats spécifiques. Cette précision garantit que chaque terrain est exploité à son plein potentiel.
A voir : 
Comment l’intelligence agricole peut révolutionner l’agriculture | Forum économique mondial et Syngenta


samedi 30 mai 2026

. « L’avenir de l’Algérie est dans l’agriculture, pas dans le pétrole. »

 

Avec une population dépassant 46 millions d’habitants et environ un million de nouvelles naissances chaque année, l’Algérie est l’un des plus grands marchés consommateurs d’Afrique.
L’agriculture génère déjà 13 % de la production économique de l’Algérie et emploie 2,5 millions de personnes. Cependant, le secteur dépend des précipitations, rémunère mal les travailleurs et voit peu d’innovations technologiques susceptibles de stimuler une croissance supplémentaire. Avec une facture annuelle totale de 19 milliards de dollars pour les importations alimentaires, le gouvernement est désireux d’augmenter la production alimentaire nationale. 

Le gouvernement dépense 1,3 milliard de dollars par an en importations de lait, pourtant il est souvent indisponible dans les magasins algériens, ce qui reflète des problèmes plus larges de production et de distribution alimentaire dans une économie encore largement gérée par l’État. Le gouvernement garantit actuellement un prix d’achat pour le lait. Baladna, une entreprise qatarie célèbre pour son élevage de vaches dans le désert, a signé un accord de 500 millions de dollars avec le Fonds national d’investissement algérien pour lancer la première phase d’un projet agro-industriel de 3,5 milliards de dollars dans la région d’Adrar. S’étendant sur 117 000 hectares et abritant 270 000 vaches, la méga-ferme vise à couvrir la moitié de la demande algérienne de lait en poudre et à créer 5 000 emplois. Voir l'article original 

jeudi 23 avril 2026

Plus de 60 % des nouvelles variétés de cultures en 2025 utilisent l’édition CRISPR pour améliorer le rendement et la résistance aux maladies


L’intersection entre technologie et biologie révolutionne les cultures, la résilience du système alimentaire et les pratiques agricoles durables, marquant une ère charnière pour relever les défis mondiaux les plus urgents en matière de sécurité alimentaire et de gestion environnementale.

1°. Cultures de base résilientes au climat : blé et riz résistants aux conditions extrêmes. Des variétés de blé et de riz capables de résister à la sécheresse, à la chaleur et aux inondations extrêmes – des défis de plus en plus fréquents en raison du changement climatique.
Grâce à des modifications génétiques améliorant l'architecture racinaire, des cultures comme le blé et le riz peuvent prospérer sur des terres marginales sujettes à la pénurie d'eau. Ces améliorations augmentent les rendements jusqu'à 20 % (estimation), même lorsque les intrants tels que l'irrigation et les engrais sont limités.
2°. Le manioc à l’épreuve des maladies pour l’Afrique : lutter contre les menaces viralesLe manioc est un aliment de base pour des millions de personnes en Afrique, mais les maladies virales persistantes ont historiquement menacé les rendements et la sécurité alimentaire à travers le continent. En 2025, la sortie du manioc résistant aux maladies virales édité par CRISPR marque une avancée majeure couverte dans les actualités agricoles mondiales 
3°. Améliorer l'efficacité en azote : vers des intrants durables. En 2025, l’édition génétique CRISPR permet des modifications clés du génome des plantes pour augmenter la fixation de l’azote, en particulier dans des cultures comme les haricots, les lentilles et même le riz.
4°. Cultures optimisées en nutrition : Répondre à la santé mondiale
Le riz et le maïs biofortifiés contiennent désormais des concentrations plus élevées de micronutriments clés, tels que la vitamine A, le fer et le zinc. Source utilisée

dimanche 22 mars 2026

L'agriculture dépend de la qualité du sol

 Il faut mille ans pour former seulement trois centimètres de terre arable, cette couche supérieure du sol riche en nutriments qui contient la matière organique, les minéraux, l'air, l'eau et les micro-organismes nécessaires à la croissance des cultures.
La monoculture, la pratique consistant à cultiver une seule production — généralement du maïs, du soja ou du blé — de manière répétée sur la même terre sur de grandes surfaces laisse les sols exposés au soleil, ce qui peut entraîner l'érosion et la perte de micro-organismes. La jachère, pratique courante en monoculture, consiste à laisser les terres arables en friche pendant un ou plusieurs cycles de culture. Les sols ainsi exposés deviennent plus vulnérables à l'érosion éolienne et pluviale, qui peut éroder la couche arable lors d'événements climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique.

Bien que la monoculture puisse augmenter les rendements à court terme, elle peut créer un cercle vicieux car elle nuit au sol à long terme en épuisant les nutriments, en réduisant sa capacité à retenir l'eau et en augmentant sa vulnérabilité aux ravageurs et aux maladies, ce qui accroît la dépendance des agriculteurs aux engrais et aux pesticides qui détruisent davantage le microbiome du sol.
De plus, la monoculture s'accompagne souvent de labour. « Le labour détruit les dernières colonies microbiologiques de bactéries et de champignons, qui sont les artisans du sol et qui créent les nutriments nécessaires aux plantes. 
Les méthodes ancestrales à la rescousse
L’agriculture régénératrice préconise l'utilisation de cultures de couverture pour prévenir l'érosion ; la réduction des perturbations physiques et chimiques du sol, notamment le labour, les pesticides et les engrais ; et le développement d'écosystèmes du sol sains grâce à la diversité des cultures, la rotation des cultures et le pâturage. Le compost alimente également les micro-organismes bénéfiques du sol. Article à consulter

mardi 24 février 2026

Une ferme de Tasmanie, située dans une région humide à forte tradition laitière, utilise une automatisation complète pour fonctionner jour et nuit avec un seul employé, intégrant robots, données et manutention de précision pour atteindre une efficacité rarement vue dans l'élevage laitier moderne.

 Les robots lisent également en continu des indicateurs tels que la quantité d'aliments ingérés, le poids et la démarche, et génèrent des alertes en cas d'anomalieCela permet d'identifier les problèmes de santé potentiels avant qu'ils ne s'aggravent, ce qui favorise le bien-être des vaches et la stabilité de la production laitière tout au long de l'année.
Alors que la moyenne dans l'élevage laitier australien est d'environ un travailleur pour 120 vaches, le système installé à Togari permet à une seule personne de gérer toutes les tâches courantes liées à environ 500 animaux pendant la majeure partie de l'année (exception de la période de vêlage). 

Chaque vache génère une série de données tout au long de la journée, qui sont combinées dans des rapports sur la productivité, la santé, la fertilité et la consommation d'aliments.
Au lieu de dépendre exclusivement des pâturages ouverts, la ferme utilise des plateformes d'alimentation couvertes , où le troupeau est nourri pendant les périodes de fortes pluies ou de conditions météorologiques défavorables.
Ce type de structure élimine pratiquement le gaspillage d'ensilage et de concentrés, car l'alimentation n'est pas exposée à la boue et à l'eau Source utilisée