Il faut mille ans pour former seulement trois centimètres de terre
arable, cette couche supérieure du sol riche en nutriments qui contient la
matière organique, les minéraux, l'air, l'eau et les micro-organismes
nécessaires à la croissance des cultures.
La monoculture, la pratique consistant à cultiver une seule production —
généralement du maïs, du soja ou du blé — de manière répétée sur la même terre
sur de grandes surfaces laisse les sols exposés au soleil, ce qui peut
entraîner l'érosion et la perte de micro-organismes. La jachère, pratique
courante en monoculture, consiste à laisser les terres arables en friche
pendant un ou plusieurs cycles de culture. Les sols ainsi exposés deviennent
plus vulnérables à l'érosion éolienne et pluviale, qui peut éroder la couche
arable lors d'événements climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents et
intenses en raison du changement climatique.
De plus, la monoculture s'accompagne souvent de labour. « Le labour détruit les dernières colonies microbiologiques de bactéries et de champignons, qui sont les artisans du sol et qui créent les nutriments nécessaires aux plantes.
Les méthodes ancestrales à la rescousse
L’agriculture régénératrice préconise l'utilisation de cultures de couverture pour prévenir l'érosion ; la réduction des perturbations physiques et chimiques du sol, notamment le labour, les pesticides et les engrais ; et le développement d'écosystèmes du sol sains grâce à la diversité des cultures, la rotation des cultures et le pâturage. Le compost alimente également les micro-organismes bénéfiques du sol. Article à consulter







