Les semences hybrides, offrent un rendement supérieur même en conditions difficiles comme la sécheresse. Par exemple, le rendement moyen du maïs aux États-Unis est passé d'environ 1.7 T par ha dans les années 1930 à 11 tonnes en 2025. Créer des semences de blé hybride n'est pas simple. Les semences et les plants du blé sont beaucoup plus petits que ceux du maïs et possèdent un patrimoine génétique plus complexe, ce qui rend les efforts d'hybridation coûteux pour les entreprises, tant au niveau du développement que de la commercialisation. Leur prix est double aux prix des conventionnelles et on ne peut pas les ressemer. Les récents progrès scientifiques en matière de séquençage de l'ADN ont permis de réduire les coûts pour les sélectionneurs, entraînant un essor considérable de la recherche et de la commercialisation. Les entreprises semencières Syngenta et Corteva investissent massivement aux États-Unis, prévoyant des retombées économiques de plusieurs milliards de dollars à terme. Chuck Magro, PDG de Corteva, affirme que l'entreprise a « trouvé la solution » et que son blé d'hiver rouge dur hybride, utilisé pour la fabrication du pain, peut augmenter
les rendements agricoles de 20 %. Corteva prévoit de commercialiser ces semences aux États-Unis en 2027. Syngenta, le groupe suisse de produits agrochimiques et de semences appartenant à Sinochem, entreprise publique chinoise, vend depuis 2023 des semences de blé de printemps hybride aux agriculteurs des Grandes Plaines du Nord, couvrant une superficie de 500 à 600 ha en 2025. Cela ne représente toutefois qu'une fraction des 18 millions d’ha de blé semés chaque année aux États-Unis. Mais il est difficile de savoir si les agriculteurs seront prêts à payer pour des semences hybrides. Article à consulter

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