dimanche 22 mai 2022

Fausse banane : l'ensète d'Éthiopie ou banane d'Abyssinie est-elle une « culture miracle » pour le changement climatique ?

Les scientifiques disent que l'ensète ou bananier d’Abyssinie, un aliment de base éthiopien, pourrait être un nouveau super aliment et une bouée de sauvetage face au changement climatique. Le fruit ressemblant à une banane n'est pas comestible, mais les tiges et les racines féculentes peuvent être fermentées et utilisées pour faire de la bouillie et du pain. La plante est un proche parent de la banane et ressemble à son "cousin".
Enset est un aliment de base en Éthiopie, où environ 20 millions de personnes en dépendent pour se nourrir. La plante peut tolérer une gamme beaucoup plus large de conditions climatiques. La plantation d'ensète comme culture tampon pendant les périodes de soudure pourrait contribuer à renforcer la sécurité alimentaire de nombreux pays. Vous pouvez le plantez à tout moment, vous le récoltez à tout moment et c'est vivace. C'est pourquoi on l’appelle en Ethiopie “l'arbre contre la faim."
Près de la moitié de toutes les calories que nous consommons proviennent de trois espèces : le riz, le blé et le maïs.
"Nous devons diversifier les plantes que nous utilisons à l'échelle mondiale en tant qu'espèce, car tous nos œufs se trouvent actuellement dans un très petit panier", a déclaré le Dr Borrell du Royal Botanic Gardens à Kew en Grande Bretagne Source BBC

jeudi 5 mai 2022

Des chercheurs chinois ont réussi à cultiver du sorgho parfumé et du blé résistant en utilisant la technologie d'édition de gènes CRISPR/Cas9

 L'arôme est une qualité importante dans les aliments. Le riz au jasmin, par exemple, est populaire auprès des consommateurs pour son arôme et, en conséquence, son prix est plus élevé.
Selon l'étude publiée dans le Journal of Integrative Plant Biology, les graines et les feuilles du sorgho génétiquement modifié ont une accumulation significativement plus élevée de 2-AP et ont une odeur florale et sucrée.

Le sorgho est largement utilisé dans le brassage du vin et du vinaigre en Chine.
Des biologistes chinois ont révélé le mécanisme derrière un mutant de blé résistant développé à l'aide de la technologie d'édition du génome.
Ils ont utilisé la technologie d'édition du génome pour permettre aux variétés de blé d'élite de résister à l'oïdium, une grave maladie des cultures, sans perte de rendement, selon une étude publiée jeudi dans la revue Nature.
L'étude a été réalisée par des chercheurs de l'Institut de génétique et de biologie du développement et de l'Institut de microbiologie, tous deux relevant de l'Académie chinoise des sciences. L'oïdium est l'une des principales maladies du blé. Selon le ministère chinois de l'Agriculture et des Affaires rurales, la maladie touche environ 6,67 millions d'hectares de blé chaque année en Chine. Le rendement des champs gravement touchés peut être réduit de 40 %.Par rapport aux méthodes de sélection traditionnelles, l'édition du génome peut raccourcir considérablement le processus de sélection, montrant les perspectives d'application impressionnantes dans la production agricole Source: Xinhua

mercredi 30 mars 2022

Le teff un grain ancien prend racine dans les plaines américaines et en Europe

 Le teff, une céréale ancienne originaire de la Corne de l'Afrique, a trouvé de nouveaux adeptes aux États-Unis et en Europe. Le teff, une herbe céréalière, produit de minuscules graines riches en nutriments. Il est particulièrement cultivé dans l'Ouest américain et le Midwest, où les producteurs notent son attrait croissant en tant que "super aliment" sans gluten.


Le pain plat spongieux à base de teff est un aliment de base du régime alimentaire de la Corne de l'Afrique.Tesfa une société spécialisée, cultive le grain sur plus de 2 400 hectares de terres au Nevada et dans le Minnesota De plus en plus d'agriculteurs tentent de tirer parti de la demande croissante d'aliments sans gluten en plantant du teff. La superficie consacrée à la production de teff "a explosé" ces dernières années, selon l'Université du Nevada-Reno, qui affirme que l'herbe céréalière est désormais cultivée dans au moins 25 États américains. Une fois ses graines récoltées, le foin de teff est un aliment attrayant pour les propriétaires de chevaux. Les chevaux adorent le foin de teff car il a  une saveur sucrée. La polyvalence du grain ajoute de la valeur aux agriculteurs. Le teff peut être utilisé pour faire des biscuits, pour faire des crêpes, du porridge et pour la pizza. Voir l'article VOA

lundi 24 janvier 2022

Cultiver du fourrage dans le désert

 L’hydroponie au cœur du projet
Taleb Brahim Khaled a obtenu son diplôme d’ingénieur en agronomie à l’Université d’Alger.Depuis une dizaine d’années, il vit dans un camp de réfugiés situé dans le sud-est de l’Algérie.Cet l’ingénieur utilise l’hydroponie pour cultiver des fruits et des légumes dans le Sahara, mais surtout du fourrage pour les bêtes. L’hydroponie, est une technique horticole très ancienne permettant d’établir une culture hors-sol. La terre habituellement utilisée en agriculture classique laisse dans le cas du procédé de Taleb Brahim Khaled, au sable. On utilise des graines d'orge prégermées. Ce procédé utilise 10% de l'eau nécessaire à une culture classique dans le Sahara. 


À l’origine, l’ingénieur cultivait modestement quelques tomates et autres choux-fleurs dans une petite cabane au fond de son jardin. Aujourd’hui, l’intéressé est au cœur d’un projet bien plus vaste sobrement baptisé Cultiver dans le désert

Par ailleurs, les acteurs du projet ont scellé un partenariat avec une société algérienne afin d’installer des unités de production dans des containers. Ces unités peuvent produire jusqu’à 100 kg de fourrage vert par jour, c’est-à-dire assez pour nourrir une vingtaine de chèvres. Par ailleurs, ces unités en containers accompagnent celles fabriquées directement sur place. plastique, dont la capacité de production est de 60 kg par jour. PAM ONU

vendredi 7 janvier 2022

L’agriculture maritime est l’un des moyens pour améliorer la durabilité de la planète

 

Les algues ont un potentiel très grand - à la fois comme aliment et pour une utilisation dans une large gamme de produits allant des cosmétiques et des textiles aux emballages biodégradables et même aux biocarburants.
Habituellement, les algues sont cultivées sur des cordes ou des filets suspendus dans l’océan, mais les techniques actuelles rendent la culture à grande échelle presque impossible
Fondée en 2010, Sea6 Energy, société indienne, veut mécaniser l’agriculture océanique, tout comme les tracteurs l’ont fait pour l’agriculture, avec son « Sea Combine », un catamaran automatisé qui récolte et replante simultanément des algues dans l’océan.
La machine fait des allers-retours entre les lignes d’algues, récoltant les plantes adultes et les remplaçant par des lignes fraîchement ensemencées.
Un prototype est actuellement déployé à la ferme d’algues de l’entreprise au large des côtes indonésiennes.
Les algues ont longtemps été présentées comme une alternative biodégradable au plastique
L’ambition la plus audacieuse de l’entreprise est de convertir les algues en biocarburant
Les aliments pour bovins enrichis en algues ont le potentiel de 
réduire les émissions de méthane des bovins parce qu’ils contiennent des composés qui empêchent les microbes dans l’intestin d’une vache de produire le gaz; les bioplastiques pourraient contribuer à la décarbonisation; et les algues nutritives pourraient aider à nourrir la population mondiale croissante. Article de CNN

mercredi 15 décembre 2021

Le soja a fait du Cerrado un "garde de manger planétaire"

 La population humaine de la planète dépasse déjà 7,8 milliards d'habitants et la demande de viande monte en flèche en Chine et en Asie . Pour faire face à la demande alimentaire internationale croissante, le Brésil avec son soja et sa viande, produits à grande échelle est bien placé pour répondre à la demande croissante.  Le soja brésilien est aujourd'hui utilisé comme aliment pour des millions de porcs en Chine et pour les poulets dans l'Union Européenne. Cet extraordinaire boom de l'agro-industrie a également entraîné une déforestation massive et d'autres dommages environnementaux en Amazonie et au Cerrado.
Le Brésil  dépasse les États-Unis et devient  le plus grand producteur de soja au monde, avec une croissance record de 125 millions de tonnes métriques sur 36,9 millions d'hectares (2020). Cette production prodigieuse peut en partie, être attribuée à l'intensification des cultures.


Ce boom du soja devrait se poursuivre. Selon une étude, les terres de soja brésiliennes devraient s'étendre de plus de 12 millions d'hectares entre 2021 et 2050, avec près de 11 millions d'hectares dans le seul Cerrado. De ce montant, 86 % sont prévus pour Matopiba. Cette croissance  nécessitera une déforestation importante, c'est-à-dire beaucoup moins de végétation indigène pour retenir l'humidité. Le Cerrado possède d'importants aquifères, longtemps surnommé le « berceau des eaux du Brésil », mais  cet approvisionnement fluvial et souterrain semble peu susceptible de soutenir longtemps l'agro-industrie Pour en savoir plus sur cette étude