samedi 27 avril 2024

Une étude suisse montre que l'inoculation du sol avec des champignons mycorhiziens peut augmenter le rendement des plantes jusqu'à 40 %

 Une équipe de recherche suisse de Zurich et Bâle vient de montrer que l'inoculation du sol avec des champignons mycorhiziens peut aider à maintenir, voire à améliorer les rendements sans utiliser d'engrais ou de pesticides supplémentaires. Lors d'un essai sur le terrain à grande échelle, le rendement des plantes a augmenté jusqu'à 40 %. L’utilisation intensive d’engrais et de pesticides dans les champs réduit la biodiversité et pollue l’environnement. Il existe donc un grand intérêt à trouver des moyens durables de protéger les rendements sans utiliser de produits chimiques agricoles. Les champignons mycorhiziens, qui sont des organismes bénéfiques qui aident les plantes à acquérir des nutriments, sont un exemple de produits biologiques alternatifs.
Les champignons ont été mélangés au sol avant le semis sur 800 parcelles d'essai réparties dans 54 exploitations de maïs du nord et de l'est de la Suisse.

"Sur un quart des parcelles, les champignons mycorhiziens ont permis des rendements jusqu'à 40 % supérieurs. Sur un tiers des parcelles, le rendement n'a pas augmenté et parfois même diminué. L’équipe de recherche était initialement incapable d’expliquer pourquoi cela s’était produit. Dans leur recherche de la cause, les chercheurs ont analysé diverses propriétés chimiques, physiques et biologiques du sol, y compris la biodiversité des microbes du sol. "Nous avons découvert que l'inoculation fonctionnait mieux lorsqu'il y avait déjà de nombreux agents pathogènes fongiques dans le sol", explique Stefanie Lutz, co-auteure de l'étude, d'Agroscope, le centre fédéral de compétence pour la recherche agricole. "Les champignons mycorhiziens agissent comme une sorte de bouclier protecteur contre les agents pathogènes du sol qui fragiliseraient les plantes." Ainsi, le rendement normal peut être maintenu dans des champs où, sans champignons mycorhiziens, il y aurait eu des pertes. En revanche, les champignons mycorhiziens n’ont eu qu’un effet mineur sur les champs non contaminés par des agents pathogènes. Article à consulter: Nature Biology (2023)

jeudi 4 avril 2024

Une clôture virtuelle pour observer et contrôler les mouvements de ses animaux

Le système, basé sur la technologie GPS, vise à améliorer les pâturages, à préserver la faune et à faire gagner du temps et de la main d'œuvre. Cela peut également contribuer à améliorer la santé animale.
La clôture virtuelle utilise des signaux radio pour créer une clôture invisible. Cela maintient les animaux à l’intérieur ou à l’extérieur de certaines zones. Les signaux proviennent des tours de téléphonie mobile à proximité. Les signaux peuvent également provenir de stations de base qui peuvent être déplacées à l'aide d'un petit camion.
Chaque animal porte un collier autour du cou. Le collier est doté d'un récepteur de signal radio et d'un appareil GPS qui indique la position de l'animal.
Les éleveurs entraînent le bétail à associer un son à un petit choc électrique. Lorsqu'un animal s'approche d'une clôture virtuelle, son collier émet un son d'avertissement. Si l’animal se rapproche encore plus de la clôture, il reçoit un choc. De cette façon, le bétail apprend rapidement à rester à l’écart de la clôture.
Les éleveurs peuvent modifier rapidement les limites de la clôture virtuelle en utilisant une application téléphonique ou un ordinateur. Et le bétail apprend rapidement les nouvelles limites. Article à consulter